Seyes

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Le coton biologique et équitable

Le saviez-vous ?

La culture du coton est la plus polluante au monde : 25% des pesticides utilisés dans le monde pour seulement 2,5% des surfaces agricoles. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’il y a dans le monde plus d’un million d’empoisonnements par les pesticides et que 20000 personnes en meurent chaque année. Le coton biologique est donc une réponse pragmatique à ces constats allarmants et apporte une véritable sécurité à celles et ceux qui le cultivent.

L'histoire de votre Seyes commence dans la province de Madhya Pradesh, en plein centre de l’Inde, à proximité du fleuve Narmada. Au mois de juin, une fois la terre préparée, les graines de coton sont plantées quelques centimètres sous terre. Elles germent alors pendant des semaines, pour devenir fleurs puis fruits. Enfin, de septembre à février, le coton brut est récolté à la main, emballé dans de grands sacs en lin, puis rassemblé pour partir à l'égrenage.

Actions écologiques

Coucher de soleil sur un champ de coton.

Le coton de Seyes est cultivé en totale conformité avec le réglement européen sur la production biologique de produits agricoles (EEC 2092/91). Sa certification, opérée par l’organisme indépendant suisse Bio Inspecta, apporte les garanties suivantes :

  • Pas d’engrais chimiques, d’insecticides, de fongicides, d’herbicides ni de défoliants
  • Pas d’organisme génétiquement modifié
  • Cueillette manuelle des capsules de coton arrivées à maturité
  • Parcellisation des plantations pour protéger le coton des projections chimiques extérieures
  • Rotation des cultures (coton, céréales, légumes puis coton à nouveau)
  • Utilisation de semences non traitées.

Ce mode d'agriculture durable possède certaines vertus environnementales essentielles au devenir de notre planète. Ainsi, l'agriculture biologique du coton :

  • Réduit l’érosion du sol, améliore sa structure physique, son contenu en matière organique, sa capacité de rétention d'eau et la présence de substances nutritives. La fertilité du sol est ainsi préservée.
  • Maintient la biodiversité des zones d'exploitation : davantage d'arbres, de plantes et de prédateurs naturels qui contrôlent les insectes et aident à empêcher le développement de maladies
  • Diminue les émissions de gaz à effet de serre : consomme peu d'énergie et réduit l'utilisation énergétique directe (carburant et huile) et indirecte (fertilisants et pesticides). De plus, l’agriculture biologique restaure les substances organiques du sol ce qui permet de mieux fixer le carbone dans le sol.

Actions sociales

La cueillette manuelle du coton.

Seyes collabore avec le projet Maikaal BioRe®, pionnier du coton biologique et équitable depuis 1991. Le but de cette organisation est d’améliorer les conditions de vie des petits paysans Indiens en introduisant et en développant la production de coton biologique dans la région. Ce projet équitable faisant vivre près de 5000 cotonculteurs assure les points suivants :

  • Garantie d'achat des récoltes pendant cinq ans
  • Achat au prix du marché local majoré d’une prime de 20% servant à assurer la pérennité de leur exploitation et par conséquent celle de leurs revenus. Aujourd’hui, un cotonculteur reçoit 43,2€ pour 100 kilos de coton graine (prime comprise).
  • Accompagnement sur le long terme ainsi que pendant la période de conversion vers la bio par une équipe de 50 spécialistes avec des visites mensuelles sur le terrain
  • Soutien et services avec la création d’un centre de formation en avril 2005 (conseil, échange d’expérience, aide à la certification…)
  • Création en janvier 2003 de la fondation BioRe® visant à améliorer les conditions de vie de la communauté (crédits sans intérêts pour la construction ou la rénovation des infrastructures comme des pompes à eau).
  • Contacts facilités entre paysans et industrie textile
  • Pas de discrimination sous quelque forme que ce soit
  • Les paysans propriétaires de leur terre sont traités en partenaires à part entière
  • Ils ont leur mot à dire dans la gestion du projet et peuvent devenir actionnaires de l'entreprise qui le gère.

De plus, parce qu’elle se définit par des méthodes respectueuses du vivant, l’agriculture biologique du coton apporte une véritable sécurité aux cultivateurs :

  • Réduction de leur vulnérabilité financière (pas de problème d’endettement lié à l’achat de produits phytosanitaires et coûts de production réduits)
  • Prévention contre les problèmes de santé (intoxication, empoisonnement, maladies de peau, allergies, risque de stérilité…)
  • Diminution du risque d’accident du travail lié à la mécanisation
  • Autosuffisance alimentaire assurée grâce à la culture vivrière et vente des surplus sur les marchés locaux en complément de revenus
  • Développement de l’emploi grâce la cueillette manuelle.